Bourse des valeurs Les investisseurs français craquent pour la cote casablancaise

Posted in jeudi 7 juillet 2011
by webmaster

La part de la capitalisation boursière détenue par les étrangers et les MRE s'est élevée à 28,9% en 2010 contre 28,5% en 2009.


L'investissement des étrangers et des MRE est dominé à hauteur de 90,4% par des participations stratégiques
Bien qu'elle soit toujours placée sous le signe du calme plat, la cote casablancaise connaît un léger regain d'intérêt des investisseurs étrangers. Certes la valse-hésitation du début d'année ne s'est pas pour autant estompée, mais toujours est-il que nombreux sont les investisseurs qui ont maintenu leurs positions sur de grosses pointures de la place. La bonne tenue des fondamentaux de l'économie nationale et du marché financier a pleinement joué dans cette propension.

Aussi 2010 a-t-elle connu une progression de l'ordre de 15% du montant des investissements étrangers en actions cotées. Imputant pour l'essentiel cette évolution par la progression des cours des valeurs constituant majoritairement l'investissement étranger telles que Maroc Telecom, Lafarge Ciment ou Ciments du Maroc, le CDVM indique que ces investissements sont passés de 145,1 MMDH en 2009 à 167,5 MMDH en 2010. Par nationalité, les investisseurs français craquent toujours pour la place casablancaise. Quoiqu'en légère baisse par rapport à 2009, les personnes morales de l'Hexagone se sont taillé la part du lion en intervenant à hauteur de 77,8% de l'investissement étranger en 2010.

La part de la capitalisation boursière détenue par les étrangers et les MRE s'est élevée à 28,9% en 2010 contre 28,5% en 2009. Cette augmentation du poids relatif des étrangers en 2010 est attribuable principalement à la performance de leurs portefeuilles. 75% du portefeuille détenu par les étrangers est composé de titres qui ont connu une progression positive importante. Le CDVM rappelle par ailleurs que la place casablancaise a accueilli de nouveaux capitaux étrangers en 2010 notamment par le renforcement de la participation de la Banque fédérative du crédit mutuel, holding de CIC, dans le capital de la BMCE.
La part flottante détenue par les étrangers et les résidants marocains à l'étranger dans la capitalisation boursière, en légère hausse de 2,5% en 2009 à 2,8% en 2010, demeure très faible. «Ceci est dû au fait que l'investissement des étrangers et des MRE est dominé à hauteur de 90,4% par les participations stratégiques». Néanmoins, indique le CDVM dans son rapport sur l'investissement étranger, cette part flottante a représenté 12,5% de la capitalisation boursière flottante.

«Par conséquent, l'impact négatif sur la bourse de Casablanca que peut générer un retrait massif de cette part flottante est certes limité, mais non négligeable d'autant qu'il pourrait avoir un impact psychologique négatif sur le comportement des investisseurs nationaux».

Concernant l'investissement étranger en titres d'OPCVM, il reste faible avec une légère baisse de 8%. Il ne représente que 0,57% de l'actif net global en 2010 contre 0,72% en 2009. Pour rappel, au terme des six premiers mois de 2011, le marché boursier casablancais a marqué un revirement de tendance, pour placer ses clignotants en territoire négatif. Les indices ont remarquablement baissé, tout en affichant une volatilité élevée. Ces évolutions négatives sont principalement dues aux événements politiques survenus dans la région Mena depuis le début de l'année. Une donne qui avait acculé les investisseurs étrangers à réduire sensiblement leurs positions sur les marchés de la région et aussi à la Bourse de Casablanca. Les particuliers nationaux ont cédé à la panique et liquidé une partie de leurs positions, tirant ainsi les cours des valeurs vers le bas. Malgré la publication par les sociétés cotées des résultats bilanciels 2010 globalement satisfaisants, le marché boursier est resté fébrile.







Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN